MONTS BAGZAN

Défendus par une austère muraille, sorte de forteresse
naturelle dans le Massif de l’Aïr, nous sommes dans
un paysage sauvage, un massif composé de granit et de schiste
cristallins, dominé par des cônes volcaniques dont
le Taghes n’ Dukal qui domine à 2022mètres
est le point culminant di Niger. Lieu idéal pour la marche
puisqu’il n’est accessible qu’à pied,
avec ânes ou chameaux pour porter les bagages et matériel.
A
1500 mètres d’altitude, les nuits sont fraîches !
Il ne faut pas manquer de passer par la faille d’Amalaka
qui offre un spectacle grandiose de falaises abruptes dominant
une guelta qui irrigue des lopins de terre cultivés où poussent
blé, ail, oignons, figuiers, orangers, citronniers, dattiers,
pommes de terre ; les jardins d’Eralabeladen sont réputés
dans toute la région. Dans ce chaos minéral, occupé depuis
le 9eme millénaire, vivent plus de 3000 Touaregs, les Kel
Bagzan et les Itisen, qui sont des caravaniers réputés,
regroupés dans une quinzaine de villages dont les maisons
sont en argile et pierre ou des huttes en natte facilement démontables.
Une partie de cette population se livre toujours au commerce caravanier
avec Bilma, Agadez, Zinder ou Kano au Nigéria ; comme
quoi les camions n’ont pas encore tout à fait détrônés
les caravanes !
Dans le passé, début du XIV eme siècle, les
Monts Bagzan furent le cadre d’affrontements entre la coalition
des tribus touarègues Kel Owey, Kel Gress, Kel Bagzan et
Itisen et l’armée de l’empire du Bornou qui
fut décimée après les avoir assiégées
pendant plus d’une année.

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